Le constructeur texan a remboursé un acheteur français qui ne souhaitait pas utiliser Windows ni les autres logiciels pré-installés sur sa machine.
Le cas devient de plus en plus classique. Les logiciels pré-installés sur les ordinateurs en vente ne sont pas toujours demandés par les utilisateurs, mais il est presque impossible en magasin d’acheter une machine qui n’en possède pas. L’acheteur doit alors payer la licence Windows dont il n’a pas forcément besoin/envie, ainsi que celles des autres logiciels déjà présents.
La législation actuelle est en train de changer. Un Guide du remboursement 2.0 est d’ailleurs en ligne pour les personnes qui sont dans ce cas, et qui souhaitent se faire dédommager par le constructeur.
C’est le cas de Clément Hengy. En février 2008, il achète un portable de marque Dell. Le modèle qui l'intéressait n'était pas proposé sans logiciels sur le site de Dell et comportait le système d'exploitation Microsoft Windows Vista pré-installé ainsi que d'autres logiciels dont il n'avait pas l'usage. En suivant les recommandations du Guide du remboursement, il refuse les contrats de licences correspondant à ces logiciels.
Commence alors une saga de plusieurs mois. Lettre recommandée, puis mise en demeure et signalement à la DGCCRF de l’Hérault. Dell refuse catégoriquement le remboursement, mais accepte de reprendre le tout. Clément Hengy rejoint par la suite l’UFC Que Choisir, qui envoie plusieurs lettres au constructeur. Dell propose alors 100 euros de remboursement, mais l’acheteur demande 180 euros, pour couvrir les différents frais. Le 3 septembre, Clément Hengy a bien reçu le virement indiqué de la part du constructeur.
Fin de la vente liée ?
« Je souhaite que, sur le montant des ordinateurs, on précise le prix des logiciels préinstallés, afin que les consommateurs aient le choix et puissent se faire rembourser le prix du système d’exploitation », indiquait le secrétaire d’Etat Luc Chatel.
La législation semble enfin avancer, et permettre aux clients de se défendre correctement. Le cas de Clément Hengy ouvrira peut être la voie à une réglementation plus claire, et à des constructeurs moins avares.