Le nombre de postes qui seront supprimés chez HP et EDS France est désormais connu. Il s’agit de 580 remerciements, une attitude « inacceptable » selon le délégué syndical central Sud d’EDS France.
On savait déjà que des suppressions de postes allaient avoir lieu. C’était une certitude, mais le chiffre restait encore incertain. Au cours du comité d’entreprise d'EDS France du jeudi 9 octobre, le verdict est tombé : 500 emplois sur 2.000 supprimés chez EDS France, 80 sur 4.500 chez HP France.
« Cette attitude est inacceptable. C'est le cas d'école du "licenciement boursier". Le gouvernement, si prompt à sauver les banques et leurs actionnaires, prendra-t-il les mesures qui s'imposent pour empêcher Hewlett-Packard de se livrer à ce saccage social ? » s’interroge Jean-Paul Garagnon, délégué syndical central Sud d’EDS France.
Plus que mécontent, il qualifie le principe d’annonce de ces licenciements comme la « chaise électrique à bas voltage ! ». « La direction précédente, avec à sa tête Francis Meston [PDG d'EDS France], avait réussi à diviser les effectifs par deux en cinq ans. La nouvelle direction semble prête à relever le challenge pour faire encore mieux (ou plutôt pire)... », continue Jean-Paul Garagnon.
Aussi, les élus Sud proposent d’organiser une première riposte rapide au niveau de l’ensemble des sites européens. La CGT HP a déjà donné son accord.