Dans un effort (ultime ?) pour retrouver l’équilibre financier, AMD annonce la filialisation de ses activités de fabrication, ainsi qu’une injection de capitaux, soutenue par des fonds d’Abu Dhabi.
« Ce jour est historique pour AMD, qui crée une entreprise plus forte financièrement et plus ciblée », explique le PDG du groupe, Dirk Meyer, dans un communiqué officiel.
AMD est effectivement en pleine mutation. Et pour faire face à la crise actuelle, ainsi qu’à son éternel concurrent Intel, le fondeur cherche des solutions. La première passe donc par une filialisation de ses activités de fabrication. De cette séparation naît une nouvelle société baptisée temporairement Foundry Company. Celle-ci reprendra des dettes de la société mère à hauteur de 1,2 milliard de dollars. Elle fabriquera des composants pour AMD, mais également pour d’autres entreprises.
La seconde solution trouvée est l’injection de nouveaux capitaux. Et AMD a convaincu deux groupes de capital-investissement de l’émirat d’Abu Dhabi. Le premier investira 3,7 milliards d’euros dans les usines, le second apportera à AMD plus de 300 millions de dollars.
Le groupe d'Abou Dhabi Advanced Technology Investment Company (ATIC) contrôlera également la moitié du conseil d'administration de Foundry Company, et 55% de son capital. Néanmoins, le groupe envisage de réinvestir dans l'entreprise entre 3 et 6 milliards de dollars prochainement.
Mubadala Development, qui avait déjà investi 622 millions de dollars en novembre 2007, porte désormais sa participation dans le capital du fondeur à 19,3%.