Suivant le principe de précaution, Bouygues Telecom a été invité à retirer une de ses antennes relais pour risques de troubles à la santé, suite à des plaintes de plusieurs riverains.
Suite aux plaintes de trois couples du village Tassin La Demi Lune, dans le Rhône (69), Bouygues Telecom devra enlever une de ses antennes relais. Les personnes concernées se plaignaient effectivement de troubles de la santé.
La décision du tribunal de grande instance de Nanterre a été rendue le 18 septembre dernier, et somme Bouygues Telecom de retirer son antenne dans les quatre mois qui suivent. Les trois couples recevront quant à eux 3.000 euros de dommages et intérêts.
Ce n’est pas la première fois que ce genre de cas survient, puisque le même opérateur avait déjà été condamné par le TGI de Toulon, en 2006. Le jugement avait alors été cassé par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, déboutant les plaignants de leur demande de dommages et intérêts. Raison invoquée : l’absence de risque sanitaire établi.
Mais dans la décision du tribunal de Nanterre, il est notifié que l’existence d’un risque sanitaire constitue « un préjudice indemnisable ».
En France, on compte environ 46.000 antennes relais sur tout le territoire. Et depuis la montée en flèche des mobiles, elles se multiplient. Mais les opérateurs avouent avoir de plus en plus de mal à les implanter, et doivent patienter jusqu’à 3 ans, selon l’association des opérateurs mobiles.
Enfin, voici qui devrait relancer le débat sur les risques liés aux ondes des antennes et téléphones portables.