IBM montre encore son grand intérêt pour l’outsourcing de l’informatique, et planifie déjà l’ouverture de quatre nouveaux centres de «cloud computing».
Le futur de l’informatique (d’entreprise pour le moment) passera quasi-certainement par le cloud computing. C’est en tout cas le pari qu’est en train de prendre IBM : centraliser de nouvelles ressources via le réseau Internet.
Rappelons que le cloud computing est une nouvelle manière d’appréhender les architectures informatiques. L’utilisateur n’est plus propriétaire de ses serveurs, mais a l’avantage de pouvoir accéder à de nombreux services informatiques, sans avoir à gérer cette infrastructure matérielle et logicielle lourde. Reste encore pourtant un pas à franchir pour les entreprises, puisque le cloud computing induit qu’elles ne possèdent plus directement leurs données. Encore faut-il donc leur faire accepter la notion de « décentralisation » de ces data. En somme, la puissance de calcul nécessaire à une entreprise est fournie directement par un prestataire.
Voici donc à quoi devrait ressembler le futur de l’informatique en entreprise selon IBM. Et pour ce faire, Big Blue va ouvrir quatre nouveaux centres (en Corée du Sud, au Vietnam, en Inde et au Brésil), ce qui porte à 13 le nombre d’usines dont il disposera de par le monde. Toutefois, rien n’a filtré quant au coût de ces nouvelles constructions. Mais avec ces nouveaux centres, IBM vise surtout les marchés émergents, futurs cibles de ce cloud computing.
Plusieurs entreprises utilisent déjà ce genre de technologie, notamment quelques géants de la finance, mais aussi Capgemini par exemple.
Michel Boreel, CTO de Capgemini, expliquait récemment que le choix du cloud computing avait été évident face à la complexité de la mise en place d’une architecture réseau et logicielle dans un nouveau centre. Il n’a pourtant pas donné le montant de la réalisation.