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Au sommaire du n°65

2009, l'année MID
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• Les femmes et l'informatique
• Les grands chantiers de l'État
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B3G en difficulté : le DG Patrice Giami s’explique

Publié le Wednesday, August 27, 2008par Emilien Ercolani  

En fin de semaine dernière, nous apprenions que le spécialiste de la ToIP/VoIP B3G traversait une sévère crise financière. La société a demandé un plan de sauvegarde, accordé par le tribunal de commerce de Paris. Patrice Giami, dirigeant de B3G, revient sur les événements qui l’ont contraint à se placer sous la protection de la justice.

giami.jpgJusqu’alors non dévoilés, les résultats consolidés de B3G pour l’exercice 2007 sont finalement lâchés par son directeur général, Patrice Giami : «Le chiffre d’affaires consolidé est de 62 millions d’euros, couplé à une perte nette de 11,5 millions d’euros». La situation est donc plutôt délicate, et les perspectives du marché peu encourageantes.

Rappelons que pour l'exercice 2006, le CA consolidé était de 68 millions d'euros et la perte de 8 millions d'euros, notamment à cause des deux filiales déficitaires, B3G Online et Telecom.

La faute à qui ?
 
En fin de semaine dernière, nous expliquions dans nos colonnes que B3G avait demandé un plan de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Paris, afin de chercher des solutions à ses problèmes. Banco ! Le tribunal valide le plan présenté par les dirigeants de la société et lui accorde une période d'observation de quatre mois. « La durée moyenne d’un plan de sauvegarde est située entre deux et trois mois », explique Patrice Giami. « C’est le juge qui en a décidé ainsi. Mais nous sommes satisfaits puisque cette procédure nous ouvrira une période d’observation qui sera bénéfique ».

B3G, qui avait pour objectif l'équilibre financier à l’horizon 2009, devra donc revoir ses pronostics. « Depuis 2004, nous avons structuré et financé l’entreprise pour accompagner la croissance du marché », reconnaît Patrice Giami. Pourtant, selon ses observations et le ressenti « micro-économique », il semble que le marché global ne tienne pas ses promesses. C’est en tout cas la réaction générale recueillie par B3G auprès de ses distributeurs qui ressentent « une réelle froideur du marché ».

Les objectifs étant réajustés, la fin de l’année 2008 aurait été dure à supporter pour le groupe, qui préfère alors solliciter un plan de sauvegarde.

Une procédure bien accueillie

L’actionnariat de B3G est constitué des trois fonds d’investissements : AXA Private Equity (30%), Orkos Capital (détenu par la BNP, 20%) et Partech International (10%). Le reste étant détenu par les fondateurs de la société.

Face à ce plan de sauvegarde, les trois fonds d’investissements ont plutôt bien accueilli la nouvelle, nous explique Patrice Giami : «Vis-à-vis du comité d’entreprise, la mise en œuvre a été discutée pour l’essentiel, puis approuvée par les actionnaires qui nous l’ont fortement conseillée».

Une communication tardive

Malheureusement, cette passe difficile est arrivée au plus mauvais moment de l’année pour B3G, plus précisément dans la semaine du 15 août. Le DG de l'entreprise nous explique qu’il a tenté de joindre ses principaux clients, non sans difficultés.

Aussi, clients, distributeurs et partenaires (Hyperlink, Star Telecom, Universal Connect…) seront tous prévenus « dans les jours à venir ». Même si les distributeurs ont, quant à eux, déjà été alertés via la force commerciale de B3G.

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