La commission du dividende numérique est favorable à la création de deux nouveaux réseaux dédiés aux communications électroniques, avec les fréquences libérées par la télévision analogique.
La commission parlementaire sur le dividende numérique a remis à Matignon son rapport proposant d’attribuer une partie des fréquences libérées par la télévision analogique aux opérateurs télécoms.
Les communications éléctroniques devraient ainsi obtenir 72 mégahertz de fréquences, soit 9 canaux, ce qui, d’après les opérateurs, n’est pas encore suffisant pour offrir de manière rentable du haut débit en zone rurale.
L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) prend ce rapport très au sérieux et le juge "crucial pour le développement de notre pays". D’après-eux, sans ces fréquences additionnelles, "une nouvelle fracture numérique apparaîtra entre les zones denses où le très haut débit mobile sera disponible (...) et le reste du territoire."
Ces fréquences attribuées devraient donc permettre la création de deux réseaux mobiles. On ne sait pas encore si deux nouveaux acteurs seront créés, ou si Orange, SFR et Bouygues Telecom se partageront ces fréquences.
En tout cas la commission veut obliger ces opérateurs à couvrir 99% du territoire.
Cette allocation des fréquences de la télévision aux télécoms accompagne la révolution de la télévision haute définition qui sera lancée le 3 novembre prochain à Coulommiers.