Le nouveau classement Greenpeace des entreprises de la high-tech est décevant dans l’ensemble, puisque seuls Sony et Sony Ericsson obtiennent la moyenne. Nintendo reste lanterne rouge.
Mauvaise nouvelle pour les détenteurs d’une Wii ou d’une DS : Nintendo est le plus mauvais élève de la classe, selon Greenpeace, dans son classement des entreprises de la high-tech.
Toutefois, ses petits camarades ne peuvent pas revendiquer des résultats fulgurants, puisque seuls Sony et Sony Ericsson obtiennent la moyenne. Soulignons que cette année, Greenpeace a introduit de nouveaux critères pour son examen : la gestion des substances toxiques et des déchets électroniques, ainsi que la prise en compte des économies d'énergie et des enjeux climatiques.
Si Sony Ericsson (SE) prend la tête du classement, il n’est pas exempt de tous reproches. «En effet, dans ses produits soi-disant exempts de retardateurs de flamme bromés (RFB), des traces de RFB sont tolérées à un seuil déraisonnablement élevé», note l’association. Par contre, on notera que tous les produits sont exempts de PVC, et élimine «les composés d’antimoine et de béryllium et les phtalates des modèles commercialisés depuis Janvier 2008».
Sony, qui obtient le même score de 5,1 que SE, est toutefois second à cause de son score «substances chimiques» plus faibles, «un facteur déterminant pour départager les ex-æquo apparents». Nokia termine troisième, malgré son point de pénalité «pour “double discours” en matière de reprise et de recyclage des déchets».
La lanterne rouge du classement - qui commence à s’y habituer… - est Nintendo, « avec un score pitoyable de 0,8, plombé par un zéro pointé sur les critères de recyclage de déchets ».
Dans l’ordre, le classement donne donc ceci : SE, Sony, Nokia, Samsung, Dell, Toshiba, Acer et Panasonic (ex-æquo), Motorola et HP (ex-æquo), Apple, Sharp, Lenovo, Philips, Fujitsu, LG, Microsoft et Nintendo.