Alors que la France doit prendre la présidence de l’Union Européenne le 1er juillet pour six mois, la ministre de la Culture Christine Albanel souhaite profiter de l’aubaine pour apporter la bonne parole à nos voisins européens en matière de lutte anti-piratage.
Le modèle français de riposte gradué sera-t-il transposé à l’ensemble de nos compatriotes européens ? C’est en tout cas ce que souhaite faire la ministre de la Culture, Christine Albanel.
Elle a expliqué qu’elle tenait à « en faire un sujet central » tout au long de la présidence française au sein de l’UE, et donc de proposer le modèle de la loi Internet et Création dite Hadopi. Se défendant de vouloir « imposer notre approche au niveau européen », elle semble vouloir « trouver les meilleurs voies pour défendre la création européenne face au défi de l'Internet ».
Selon la ministre, il semble que la commission européenne se soit rangée de son côté. Pourtant, il y a de cela quelques semaines, cette même CE traitait le projet de loi Hadopi de « liberticide ».
Toutefois, elle a précisé que Paris « voudrait un accord sur la liberté laissée à chacun des Etats membres de mener des expérimentations » dans la lutte contre le piratage.
On ne peut que se féliciter de cette "amabilité" consentie par madame la Ministre qui n'obligera pas nos partenaires européens à adopter sans réserve une loi qui parait encore et toujours mal ficelée, et faisant la part belle à l'industrie des majors.