Greenpeace a publié les conclusions de son rapport « Playing Dirty », lequel révèle que les constructeurs des trois principales consoles utilisent des substances chimiques dangereuses, telles que le chlorure de polyvinyle (PVC) ou les phtalates.
Si les consoles de jeux d’aujourd’hui permettent des affichages d’images et des simulations ultra-réalistes, il en reste que celles-ci sont loin d’être propres, selon Greenpeace. L’organisation écologiste souligne que dans les trois consoles des constructeurs principaux (Xbox 360 pour Microsoft, Nintendo Wii et Sony PS3), on retrouve des substances telles que le brome (13,8% pour la PS3 et 12,5 % pour la Wii) ou les phtalates, des « substances interdites dans la composition de jouets pour enfants vendus au sein de l’Union européenne ».
"Aujourd’hui, aussi bizarre que ça puisse paraître, les consoles de jeu ne sont pas considérées comme des jouets. Qu’elles le soient ou non, il est inadmissible qu’elles contiennent des substances chimiques dangereuses pour l’environnement et la santé humaine", déclare Zeina Al Hajj, de Greenpeace international. Les matériaux de substitution existent déjà, les fabricants peuvent dès aujourd’hui concevoir et produire des consoles plus respectueuses de l’environnement. »
En fait, les trois constructeurs ont échoué au « Green test » pour avoir utilisé quelques unes de ces substances dangereuses, pour l’Homme comme pour l’environnement. De plus, Greenpeace souligne que « les consoles obsolètes se retrouvent le plus souvent sur des décharges publiques et/ou sont envoyées clandestinement vers des pays du Sud, l’Inde et la Chine en particulier, où fleurit le recyclage sauvage ».