L’intégration et la redéfinition du portefeuille produit est désormais en place après le rachat entre SAP et BO. Les logiciels de BO occupent désormais une place prépondérante dans la suite de SAP.
Les clients de BO et de SAP l’attendaient tous. Comment allait se définir la nouvelle mouture produite après l’intégration des deux entreprises ? Qu’avait devenir le produit maison de SAP, BW ?
La conférence utilisateur Sapphire a permis d’apporter certaines réponses.
Tout d’abord, la plate-forme décisionnelle de BO est totalement utilisée et s’intègre dans la suite de SAP à travers des Web Services en s’appuyant sur Netweaver. Elle devient l’outil de restitution privilégié dans le monde SAP.
Dans les infrastructures avec datawarehouse, la suite se combine par le même moyen avec le requêteur de BW. Fonctionnellement, les apports de BO autorisent un véritable lien entre la stratégie de l’entreprise, modélisée dans l’outil SAP Strategy Management, et son exécution opérationnelle.
Les prochaines améliorations devraient principalement concerner le côté utilisateur avec l’ajout d’un workflow collaboratif dans la solution pour permettre des prises de décisions dynamiques.
L’expérience utilisateur devrait aussi profiter d’une accélération du rafraîchissement des données avec un moteur en mémoire pour une approche dynamique au rythme de l’utilisateur ou du secteur d’activité. : le « right time » comme le définit Hervé Couturier, en charge du développement produit de BO.
L’autre front d’amélioration concerne les données, « pour garantir la chaîne de confiance et la consistance dans les informations délivrées » explique Hervé Couturier.
Enfin les processus sont le dernier axe d’amélioration avec la possibilité de naviguer et de créer des applications analytiques sans avoir à les définir dès le départ. Selon Hervé couturier, le BI de demain se réalisera sur ce type d’applications qui ne nécessite pas de coder les applications.
Une indépendance sourcilleuse
Si du côté produit, l’intégration, voire la roadmap sont au point, l’intégration des deux entreprises sur le plan humain et institutionnel semble prendre plus de temps ! Il est vrai que BO revendique bien son indépendance : une unité de SAP mais une entreprise distincte. Les récents propos de John Schwartz sur le Web de la Tribune, confirment ce sentiment d’indépendance sourcilleuse.
En France, l’intégration avance…un peu ! Pascal Rialland, le patron de la filiale française de SAP, a évoqué lors d’un entretien des groupes de travail communs sur les implications de la fusion. Pour maximiser les synergies, plusieurs systèmes informatiques sont désormais communs sous la suite de SAP. Il devrait en être de même en juillet pour les logiciels de relation client. Le processus semble se passer de manière tranquille et aucun turn-over n’a touché BO après la fusion. Pascal Rialland a par ailleurs évoqué la mise en place d’une structure spécifique pour la vente des solutions d’aide à la décision des deux éditeurs, ainsi que des outils à destination des directeurs financiers.