Le ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi a donné son feu vert pour le rachat de Neuf Cegetel par SFR, filiale de Vivendi, après avoir étudié tous les risques d’atteinte à la concurrence.
France Télécom aura désormais un concurrent de taille. Bercy a autorisé l’acquisition par SFR de la participation du groupe Louis Dreyfus dans le capital de Neuf Cegetel. Ainsi, SFR est désormais propriétaire de 68% du capital de l’opérateur, et lancera une OPA sur le reste des parts à 36,50 euros par action, dividende compris, soit 35,90 après réajustement.
Jean-Bernard Levy, président du directoire de Vivendi, a bien entendu salué cette autorisation de la part du ministre, qui « a veillé à ce que tous les risques d’atteinte à la concurrence soient neutralisés, pour que la dynamique concurrentielle de ces marchés ne puisse être entravée » explique-t-on dans un communiqué de son cabinet.
Des obligations
Même si elles sont mineures, le ministère a tout de même posé quelques conditions. Tout d’abord, « Neuf Cegetel accueillera à l’avenir, sur sa plate-forme ADSL, un distributeur indépendant de télévision sans exclusivité », dans le but de renforcer un éditeur de contenus en lui permettant d’accéder à une base d’abonnés.
De plus, SFR s’engage à accueillir un nouvel opérateur virtuel sur son réseau. De plus, les parties « se sont engagées à permettre aux distributeurs concurrents l’accès à 8 nouvelles chaînes, qui s’ajoutent aux 7 chaînes déjà mises à disposition depuis l’opération de rachat de TPS ».