Le premier groupe mondial de médias devrait prendre un nouveau virage stratégique, notamment en séparant les activités d’AOL, et réévaluer sa participation dans Time Warner Cable.
AOL vit semble vivre ses dernières heures regroupé. Après la cession de ses filiales en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, Time Warner pourrait se désengager entièrement de ses activités de fournisseur Internet. A condition de trouver preneur.
Puisque concernant AOL, Google détient 5% des parts du FAI et possède une option pour céder ses parts mi-2008. Toutefois, Google peut céder sa part dans AOL en provoquant une introduction en bourse à partir du 1er juillet 2008. Time Warner, qui possède le FAI américain, doit impérativement racheter les parts de Google pour éviter cette cotation en bourse. Mais Google pourrait alors forcer AOL à se coter et acquérir ainsi la totalité de la société. Logiquement, Google dispose de suffisamment de force financière pour avaler AOL.
Dans tous les cas, Jeff Bewkes, nouveau PDG de Time Warner, compte se séparer d’AOL, et il a déjà annoncé qu’il travaillait à cette séparation.
Désengagement de Time Warner Cable
La cession d’AOL n’est pas la seule au goût du jour puisque le groupe envisage également de se séparer du câblo-opérateur coté en bourse, et donc des 85% qu’il détient actuellement.
Sur ce sujet, peu d’informations ont circulées, mais le secteur a souffert en bourse, notamment à cause de la forte concurrence avec les opérateurs de télécoms.
…et le cinéma ?
Time Warner, par l’intermédiaire de Jeff Bewkes, qui possède les studios Warner Bros et New Line Cinema, s’interroge également sur la pertinence de détenir deux entités distinctes.
En marge de ces trois pistes de réflexion, Jeff Bewkes a annoncé une réduction des dépenses de 15% au niveau « corporate » cette année.
Toutefois, le groupe a clôt l’année avec un CA en hausse de 6%, notamment grâce aux activités dans la télévision câblée (CNN) et le cinéma. Le secteur de la presse, quant à lui, se diversifie au fur et à mesure.