Le N°1 mondial fait une offre d’achat avec une prime de 62% par rapport au dernier cours.
La rumeur courrait, enflait, retombait puis revenait. Depuis maintenant plus d’un an, nombre d’observateurs dont notre site annonçaient l’imminence d’un rapprochement entre les deux entreprises, ceci afin de contrecarrer plus efficacement l’empire Google.
La proposition est désormais officielle : Le conseil d’administration vient de transmettre une proposition au prix de 31$ par action, soit une prime de 62% par rapport au cours de clôture de jeudi soir. Microsoft paierait en cash et en actions de sa propre entreprise. Steve Ballmer, CEO de Microsoft, a déclaré « avoir un grand respect pour Yahoo … et considérer que la combinaison des deux entreprises serait profitable pour les actionnaires des deux entreprises et proposerait plus d’innovation et de choix pour les clients et les partenaires de l’industrie ».
Microsoft précise que le marché de la publicité en ligne est de plus en plus dominé par un seul acteur et la combinaison Yahoo/Microsoft permettra de proposer une alternative de qualité. Un directeur de Microsoft indique aussi que cette fusion permettra de larges économies d’échelle tout en atteignant une masse critique en matière de Recherche & Développement.
Cependant, le conseil d'administration de Yahoo a aussitôt rejeté l'offre de Microsoft, faisant bondir l'action de 53% en avant-bourse à 29 dollars.
Une telle acquisition serait donc une aubaine pour Microsoft, qui pourrait tenter de revenir sur le géant Google, tant sur le marché des moteurs de recherche que sur celui de la publicité en ligne.
De plus, cette annonce survient alors que Yahoo a donné très récemment ses résultats trimestriels, annonçant une baisse de 23% du bénéfice net.
Selon Microsoft, la transaction ne devrait pas poser de problèmes aux autorités de la concurrence, et estime que la finalisation du rachat pourrait être effectuée au cours du deuxième semestre 2008.
Pas encore de réactions
Reste encore à convaincre la CE. Interrogé par Reuters, le porte-parole de la Commission Européenne Jonathan Todd a expliqué qu'il ne ferait "aucun commentaire" sur cette proposition d'achat.
Rappelons que Microsoft a déjà été sanctionné pour abus de position dominante par l'exécutif européen.