Cinq poids lourds du Web 2.0 - Google, AOL, Yahoo, DailyMotion et PriceMinister - se sont associés pour créer une nouvelle organisation, l’ASIC, qui vise à promouvoir le « nouvel » Internet.
La France est un pays dont le développement Internet est un atout majeur. Dans le palmarès des entreprises qui investissent le plus en Europe dans le domaine du Web 2.0, l’hexagone décroche sans problème la première place du classement, comme le démontre une récente étude Ernst&Young sur le capital risque.
Aujourd’hui, les nouveaux modèles du Web 2.0 permettent de développer de nouvelles activités économiques, qui deviennent plus viables, notamment face à la micro-audience, sur le modèle dit de la « longue traîne ».
Depuis l’arrivée et la démocratisation du haut-débit, de nouveaux services et de nouvelles opportunités de développement sont maintenant disponibles, et il reste à souligner qu’entre les cinq membres de l’association ASIC, DailyMotion et PriceMinister sont deux entreprises françaises qui se sont imposées sur leurs marchés respectifs grâce à leur talent entrepreneurial.
Une association utile ?
Rappelons que l’hexagone a été récemment secoué par une nouvelle loi, émanant du rapport sur la lutte contre le piratage de Denis Olivennes, le PDG de la Fnac.
Certes, les conclusions de cette étude ont été largement saluées par le gouvernement et les principaux acteurs de l’Internet, et aussi par l’industrie musicale et cinématographique, mais rappelons que DailyMotion et Kewego par exemple, n’ont pas souhaité signer cet accord. En effet, les deux hébergeurs de contenus n’ont pas souhaité valider le compte rendu de Denis Olivennes, alertant l’opinion publique sur les réalités juridiques communautaires. Google a même rejoint les deux sites sur leurs positions.
Les cinq entreprises en question ont donc bien une idée derrière la tête, laquelle pourrait se concrétiser par la naissance de cette association, sorte de pied de nez au gouvernement, puisque « les nouveaux usages posent un certain nombre de questions légitimes concernant l’éducation des utilisateurs, la protection des enfants, la protection des données personnelles et la lutte contre la piraterie et la contrefaçon, par exemple, auxquelles les acteurs que nous sommes doivent apporter des réponses concrètes et efficaces », rappelle Giuseppe de MARTINO, co-Président de l’ASIC et Directeur Juridique et Réglementaire de Dailymotion.
L’ASIC regroupe donc cinq sociétés autour de sept points essentiels :
- la démocratisation des communications, et les valeurs du nouvel Internet,
- les nouvelles opportunités découlant du Web 2.0, au niveau économique et culturel,
- la compréhension des nouveaux enjeux, aux consommateurs, pouvoirs publics et acteurs économiques,
- la responsabilisation des internautes et la protection des enfants,
- l’éducation en matière de risque sécuritaires,
- la lutte contre le piratage, sous toutes ses formes,
- la bataille pour l’émergence de nouveaux modèles
Ainsi et « face à ce besoin d’avoir une réflexion sur les questions soulevées par l’Internet, tant aujourd'hui que demain, nous, acteurs du web 2.0, souhaitons montrer, à travers la présente initiative de regroupement professionnel, une démarche responsable vis-à-vis des consommateurs, des pouvoirs publics et de l’ensemble des acteurs économiques et culturels », indique Pierre KOSCIUSKO-MORIZET, co-Président de l’ASIC et Président Directeur Général du Groupe PriceMinister.
Les membres de l’association rappellent encore que d’autres acteurs sont vivement appelés à les rejoindre pour aider à promouvoir le Web 2.0.
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