L’Autorité de régulation des télécommunications a demandé aux opérateurs et à France Télécom de marcher ensemble, en raccordant les immeubles pour créer un réseau fibre optique et en partageant les tuyaux enterrés de l’opérateur historique.
La construction du réseau fibre optique est un chantier sur lequel les opérateurs devront marcher main dans la main s’ils veulent que l’opération soit un succès. En clair, ils devront s’épauler pour équiper en fibre optique les immeubles, comme leur a demandé l’Arcep, l’autorité de régulation des télécommunications. Pour éviter que plusieurs chantiers soient effectués dans un même immeuble, chaque fournisseur devra alors ouvrir son réseau déjà installé. Aucune modalité technique n’est encore inscrite dans la loi, mais l’Arcep devrait s’en occuper courant 2008.
De plus, France Télécom possède déjà une infrastructure de 350.000 km de fourreaux, ce qui est un avantage indéniable pour le raccordement rapide par tous les opérateurs. Ainsi, avant la fin de l’année, l‘opérateur historique fera une offre de location à ses concurrents, pour éviter de reconstruire d’autres tranchées, et débourser des milliards d’euros.
Reste que les opérateurs alternatifs se demandent encore quel est le taux de remplissage de ces fourreaux, puisque France Télécom est resté évasif sur le sujet, même si Paul Champsaur, le président de l'Arcep, a insisté sur le fait « qu'une fibre, c'est tout petit », manière de dire qu’il veille… France Télécom s’est en tout cas montré ravi de toutes ces décisions.
50% de la population en 2015
Mercredi, l’Arcep fixait également ses objectifs : « Nous avons bon espoir que 50 % de la population soit reliée à un réseau de fibres optiques en 2015 », apprend-t-on selon Les Echos.
L’Arcep, dans une grande leçon de pragmatisme, tente donc d’inciter les opérateurs à investir un maximum pour que les Français puissent bénéficier d’un réseau fibre optique le plus rapidement possible, et pour le coût le plus faible possible.