Annoncée lundi, la création de l’Open Handset Alliance suite à une initiative de Google pourrait ouvrir la voie à une nouvelle manière d’envisager la téléphonie mobile. Retour sur les 34 membres de l’expédition.
Comme expliqué hier dans nos colonnes parallèlement à l’annonce d’une nouvelle plateforme mobile, Android, made by Google, le géant de la recherche sur le Web a également annoncé officiellement le lancement d’un consensus réunissant des constructeurs mobiles, des opérateurs télécoms, des développeurs de logiciels, des sociétés commerciales et des constructeurs de semi-conducteurs. Retour sur une liste de 34 sociétés qui souhaitent révolutionner la téléphonie mobile en développant Android, cette plate-forme ouverte et gratuite pour les terminaux.
Avant de développer ces différents points, notons que rien n’indique qu’il est impossible que d’autres partenaires rejoignent l’Alliance dans le futur.
Les opérateurs mobiles
Dans cette branche de l’Alliance, les continents Américain, Européen et Asiatique sont représentés. Tout d’abord, Google annonçait lundi que deux nouveaux opérateurs, que sont Verizon et AT&T, allaient prochainement rejoindre le groupe. Outre ces deux derniers, on retrouve déjà Sprint Nextel, l’un des principaux opérateurs américains, ce qui porte à trois le nombre de sociétés présentent sur le continent américain.
Concernant l’Europe, le continent est représenté par trois opérateurs, à savoir l’espagnol Telefónica, l’italien Telecom Italia, et l’allemand T-Mobile.
Le continent asiatique quant à lui, compte trois opérateurs : le chinois China Mobile Communications Corp, et les japonais KDDI Corporation et NTT DoCoMo.
Soulignons qu’aucun opérateur français ni anglais ne sont présents dans cette liste.
Les constructeurs mobiles
Seuls quatre constructeurs sont recensés dans l’Alliance pour le moment, mais pas des moindres, bien que le numéro 1 mondial du secteur, le finlandais Nokia, ne soit pas dans cette liste.
Pour le moment, les coréens HTC Corp, Samsung Electronics et LG Electronics, ainsi que l’américain Motorola sont de la partie.
Les constructeurs de semi-conducteurs
Dans cette catégorie on recense plusieurs poids lourds du secteur, notamment les américains Texas Instruments, Qualcomm, Nvidia, Intel, et Qualcomm. Moins connus du grand public que leurs confrères, on retrouve également les sociétés Synaptics, SiRF Technology Holdings, Marvell Semiconductor et Audience.
Les sociétés de services
L’Alliance compte dans ses rangs quatre sociétés commerciales. On compte Aplix Corp, dont le rôle est de proposer un développement plus rapide et moins cher pour les constructeurs sur les réseaux sans fil avec les solutions Java. On recense également Wind River, Noser Engineering (collaborateur principal de la plate-forme Android) et enfin The Astonishing Tribe AB, spécialiste des interfaces utilisateurs.
Les « sociétés logicielles »
Elles sont réparties elles-mêmes en plusieurs catégories. Bien entendu, c’est dans celle-ci qu’on retrouve Google, l’initiateur du projet Android et de l’OHA, mais également la société eBay, bien connu des acheteurs et vendeurs sur la toile.
Du côté des solutions multimédias, on trouve l’entreprise suisse Esmertec, fournisseur de solutions end-to-end. Toujours dans cet aspect, LivingImage et NMS Communications fournissent des technologies mobiles.
Ascender et SkyPop sont deux sociétés spécialisées dans la conception de nouveaux outils innovants pour mobiles.
Côté audio/vidéo, SONiVOX s’occupe des technologies audio, et PacketVideo se charge de la gestion des services multimédia, comme les services audio et vidéos, à l’instar de la 3G chez NTT DoCoMo et sur Orange World (bizarrement absent de la liste des opérateurs…).
La société Nuance Communications fait également partie de l’Alliance. C’est un spécialiste de la reconnaissance vocale.
Pour conclure, notons qu’aucune société française ne fait donc partie de ce consensus. Vous pourrez retrouver la liste de tous les partenaires sur le site officiel de l’Open Handset Alliance (OHA) en cliquant ici.