L’OpenDocument Foundation a finalement jeté l’éponge avec le format ODF (Open Document Format), pour soutenir le format CDF (Compound Document Format) du W3C. La faute à qui ?
Après des années de développement, le format ODF tombe finalement à l’eau. Plusieurs raisons sont invoquées, à savoir des raisons techniques bien entendu, notamment au niveau de l’interopérabilité, mais également à des tensions au sein de l’OASIS (Advancement of Structured Information Standards), l’organisme en charge du développement, et en dernier lieu à Sun, qui cherche à tirer son épingle du jeu pour favoriser sa récente suite StarOffice.
Et c’est bien Sun qui a joué un rôle essentiel dans cette affaire, puisqu’il défend son application. Suite à une interview avec nos confrères d’IDG News Service, relayée par LMI, Sam Hiser, vice président de la fondation ODF, expliquait qu'« il était plus intéressé à rendre sa propre version de StarOffice interopérable avec les formats de Microsoft Office », sous-entendu qu’il jouait uniquement en sa faveur. De plus, Sun aurait fait preuve d’« un apparent désintérêt du groupe à faire interopérer ODF avec Open XML » a cause de l’accord de 2 milliards de dollars qu’il avait noué auparavant avec Microsoft.
Rappelons qu’il y a cinq ans, c’est donc le format ODF qui avait été choisi par l’OpenDocument Foundation, dans le but de créer un standard ISO interopérable. Pourtant, après tant d’années d’efforts, de développement et de concertation autour d’un format mis sur un piédestal pendant tout ce temps, Sam Hiser expliquait via son blog que CDF était en fait un meilleur format pour l’interopérabilité, garantissant une meilleure compatibilité avec OpenXML de Microsoft d’une part, mais également en termes de périphériques notamment, de convergence, de portabilité et de serveurs.
ODF, où comment les industriels peuvent jouer à leur guise avec toute une communauté, les particuliers y compris.