Face à un marché du très haut débit qui est encore très jeune, les opérateurs alternatifs pourraient s’unir et partager les investissements liés à cet énorme déploiement en France.
Alors que France Télécom continue son petit bonhomme de chemin à travers de la fibre optique et connecte de plus en plus de villes dans l’hexagone, les opérateurs alternatifs se doivent de trouver une solution pour être eux aussi opérationnels sur ce domaine. La solution pourrait résider dans l’union, puisque selon le célèbre adage, elle constitue la force.
Le marché du déploiement du très haut débit en France est estimé à 30 milliards d’euros, mais c’est France Télécom qui détient les 350.000 km de conduites pour y passer la fibre optique.
Pour parler du sujet, les opérateurs alternatifs étaient réunis mardi lors d’un colloque organisé par l’Avicca (Association des collectivités locales investissant dans les télécoms). Lorsque Maxime Lombardini, DG d’Iliad expliquait qu’il était intéressé par « toutes les pistes de co-investissement dans un réseau », François Paulus, responsable du très haut débit chez Neuf Cegetel, estimait qu’il « pourrait revoir ses investissements, en fonction de l’évolution de la réglementation, de l’attitude de France Télécom, et de la coopération avec les autres opérateurs », apprend-t-on dans Les Echos. Dans un même temps, le président de l’ARF (Association des Régions de France) et Franck Esser, le patron de SFR, souhaitaient continuer dans la même direction que leurs homologues.
Numéricâble quant à lui, estime qu’il aura raccordé 5 millions de foyers fin 2008, et a déjà proposé de louer sa fibre optique à Neuf Cegetel, avant de faire de même avec les autres opérateurs.
Mais la situation de France Télécom dérange, puisque si l’opérateur historique n’a pour le moment pas prévu de partager ses réseaux. L’affaire a été portée par Maxime Lombardini devant le Conseil de la Concurrence.