L’éditeur allemand a mis fin aux spéculations qui circulent depuis des années en annonçant le rachat de son homologue franco-américain Business Objects, pour un peu plus de 4,8 milliards d’euros.
En offrant une prime de 20% par rapport au dernier cours connu de la valeur, soit 42 euros par action, SAP valorise Business Objects à un peu plus de 4,8 milliards d’euros en numéraire, soit la plus grosse acquisition que l’Allemand ait jamais réalisée.
Selon SAP, le conseil d’administration de BO aurait donné son soutien pour cette affaire. L’éditeur allemand voudrait finaliser l’opération avant la fin du premier trimestre 2008.
Avec ce rachat c’est tout un marché qui est bouleversé puisque jusque-là, c’était BO, le canadien Cognos et l’américain SAS qui dominaient le marché, celui des logiciels d’aide à la décision qui est donc en pleine gestation, notamment après le rachat d’Hyperion par Oracle récemment.
Tous les géants du logiciel et en particulier Microsoft, SAP ou Oracle s’intéressent à ce marché juteux de l’aide à la décision et du "BI" (Business Intelligence).
Mais pour SAP, ce rachat montre une rupture par rapport à sa stratégie de développement, basée jusqu’à présent sur la croissance interne.
Le conseil d'administration de Business Objects a donné son feu vert. Les deux entreprises s'expliquent cet après-midi à 15h sur les modalités de l'opération. Mais il est déjà annoncé que Business Objects continuera à fonctionner comme une entité indépendante.
Le patron de Business Objects a juste évoqué une plus forte intégration de ses produits avec les logiciels SAP. La question se pose cependant sur la multitude d'offres de BI au catalogue de SAP. Si le grand boss de SAP Hennig Kaggermann voit peu de recouvrement entre celles-ci, one ne peut constater cependant que des redondances entre les services offerts par la suite maison, BW, et la suite intégrée de Business Objects.
A quel segment de produit seront dévolus à l'avenir les outils de BO? La question est là mais la réponse n'est pas encore sur la table. Au moins aujourd'hui les clients ne se poseront plus la question entre les deux produits selon qu'ils auront déjà BW ou qu'ils seront clients de BO!
Au passage l'éditeur allemand récupère une belle base installée et devient ainsi numéro en France.
Dans ce contexte, l'autre grand du secteur Cognos commence à se sentir isolé face aux géants que sont désormais les deux éditeurs d'ERP, Oracle et SAP.
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