La progression du marché musical en France est bien délicate, avec le secteur du disque qui chute considérablement, et celui du téléchargement légal qui a du mal à décoller.
La SNEP (Syndicat National de l’Edition Phonographique) revient encore une fois à la charge, chiffres à l’appui, avec des nouvelles plutôt mauvaises : en cinq ans, le marché musical a été divisé par deux, pour finir à 318 millions d’euros sur le premier trimestre 2007, soit une chute de 17% par rapport à la même période de l’an passé (383 millions d’euros).
Ces chiffres alarmants poussent les grandes surfaces et autres magasins à revoir sérieusement leurs positions sur ce secteur, et sur la présence de disques dans leurs enseignes, puisque le CD est en passe de devenir un objet « dépassé ». De plus, même les producteurs commencent à baisser le niveau de financements pour les nouvelles productions.
Si cette baisse des ventes de disques en tant que produit était plus ou moins prévisible, les ventes de musiques en format numérique sont plus que décevantes : elles représentaient 6 millions d’euros en 2004, et seulement 23 millions aujourd’hui. Autant dire que la chute des ventes de CD ne compense pas cet écart, sur lequel le piratage informatique semble avoir pris le pas.
En somme le marché de la musique numérique n’en est certes qu’à ses débuts, alors qu’Internet et la téléphonie mobile sont déjà une réalité quotidienne pour les français. Le secteur de la téléphonie mobile justement ne représente que 12 millions d’euros, pour une croissance très faible de l’ordre de 5% au premier semestre 2007.
A cela, plusieurs raisons. La première, et la plus évidente, le téléchargement illégal reste une pratique courante, rapide et encore très simple. De plus, depuis quelques semaines, les sites gratuits d’écoute de musique se développent, et apportent avec eux de nouveaux modèles économiques.