Entre 2006 et 2007, le marché des téléphones mobiles a considérablement changé, dans le bon sens pour certains constructeurs, dans le mauvais pour d’autres…
En constante évolution, en pleine mutation vers l’ultra-mobilité, le segment des téléphones mobiles a été chamboulé entre 2006 et 2007. Alors que Nokia continue d’augmenter ses ventes, l’américain Motorola est en chute libre, et Samsung progresse rapidement.
L’écrasante domination
Pas de secret, le leader incontesté du marché des téléphones mobiles s’appelle Nokia, encore plus qu’en 2006. Selon les chiffres de l’étude de l’institut Gartner, le géant finlandais a creusé l’écart avec ses concurrents avec 36,9% de parts de marché sur le secteur au deuxième trimestre 2007, alors qu’il en détenait 33,7% à la même époque en 2006. Impressionnant : sur le deuxième trimestre 2007, Nokia a vendu près de 100 millions de téléphones portables, soit environ 1 million par jour !
D’après les analystes, ce sont les marchés indien et chinois qui ont largement profité à l’équipementier finlandais, puisque près de la moitié des mobiles vendus en Chine et les deux tiers en Inde sont de cette marque !

Un plongeon vertigineux
Dans la catégorie des plongeons majestueux, Motorola décroche aisément la palme d’or. En effet, le constructeur américain a vu ses parts chuter de 7,3% - de 21,9% à 14,6% - entre le deuxième trimestre 2006 et la même période en 2007.
La firme américaine a annoncé une perte de 209 millions de dollars et un CA en recul de 11,2% à 18,1 milliards de dollars au premier semestre 2007.
Samsung en progression
Si la chute de Motorola est désastreuse, elle a au moins le mérite de profiter à son homologue coréen Samsung et ses 13,4% de part de marché au deuxième trimestre 2007. Ainsi, le constructeur se rapproche de la seconde place du classement des équipementiers mobiles. A noter que le constructeur asiatique a fait augmenter ses parts de 11,2 à 13,4% sur un an.
Derrière lui, un autre constructeur coréen, LG, accroit ses parts de marché, en passant de 6,3% à 6,8% du deuxième trimestre 2006 à celui de 2007. Sony Ericsson, affiche quant à lui une belle progression, en passant de 6,6% à 9% sur la même période.
Source et crédit image : Les Echos