Le gouvernement semble vouloir prendre le taureau par les cornes : Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi la mise en place d’une commission chargée de renforcer la lutte contre le piratage de films et de musiques sur la toile.
Chose dite, chose faite : une commission sur l’étude des moyens pour renforcer la lutte contre le piratage informatique a été mise en place mercredi, suite à l’annonce par le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, un inconditionnel de Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre de la Culture et fervent défenseur de la loi DAVDSI.
«Si on continue, on va tuer la culture» expliquait mercredi le Président de la République Française. Une phrase dans lequel réside un certain paradoxe puisque hormis les activités d’enregistrement musical, la culture ne s’est jamais aussi bien portée sur tous les plans…
Pour son nouveau projet, Nicolas Sarkozy a choisi de travailler en étroite collaboration avec Denis Olivennes, le PDG de la Fnac, sous la responsabilité du ministère de la Culture.
L’agence de presse Reuters nous rapporte les 3 grandes pistes qui seraient étudiées par le gouvernement, à savoir :
- Mieux sanctionner les «pirates endurcis qui pratiquent le piratage à une échelle industrielle inacceptable».
- Travailler avec les fournisseurs d'accès internet et mettre en place un accord interprofessionnel qui permette d'avoir des moyens d'intervention adaptés.
- Développer l'offre de téléchargement.
Ainsi, les internautes pirates devraient, dans un premier temps, recevoir un mail d’avertissement de la part de leur fournisseur d’accès à Internet, avant une coupure définitive de l’accès ; une méthode qui serait particulièrement appréciée par la nouvelle ministre de la Culture Christine Albanel, qui apprécierait également l’obligation de filtrage par les FAI.
Pourtant, à travers la courte histoire du piratage numérique, jamais une loi n’a pu faire l’unanimité au sein d’une communauté, et encore moins stopper le phénomène. Est-ce que la méthode du «tout est possible», chère à notre Président, réussira là où toutes les autres ont échoué ?
Ca reste encore à prouver…