Mauvaise nouvelle pour l'équipe rapprochée du Président Sarkozy que l'on dit accroc du BlackBerry. Une circulaire officielle recommande au personnel des services de l'Etat français d’éviter de se servir des terminaux mobiles du fabricant canadien RIM, pour des questions de « sécurité nationale ».
Les problèmes de sécurité liés aux appareils mobiles du canadien RIM sont en passe de revenir secouer l’entreprise d’outre-Atlantique. Les services officiels français interdiraient même l’utilisation de ces terminaux dans les cabinets ministériels, comme dans ceux du Premier ministre et du Président de la République.
La raison d’une mesure aussi radicale est indéniablement la sécurité liée à ces appareils. Les serveurs d’échanges étant hébergés majoritairement au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les services français préfèrent anticiper un éventuel risque de fuite de données vers ces pays.
Une circulaire de la SGDN alerte les cabinets ministériels
Selon le journal Le Monde, une première circulaire du SGDN (Secrétariat Général de la Défense Nationle) aurait été rédigée en ce sens il y a 18 mois, et vient d’arriver jusque dans les cabinets des différents ministères, mettant également en garde contre les autres appareils du même type.
Même le test organisé par EADS, dont les équipes ont travaillé à la sécurisation de ces terminaux, n’a pas semblé convaincre les spécialistes de l’administration française.
Aussitôt, RIM a répondu à nos confrères de ZDN que « La NSA (National Security Agency américaine, ndlr) n'a pas la capacité de visualiser le contenu d'une communication de données envoyée par le biais des serveurs informatiques BlackBerry. Toutes les communications de données effectuées au travers des serveurs informatiques BlackBerry, [...] situés au Canada et au Royaume-Uni, sont cryptées et l'origine des emails ne peut ni être tracée ni faire l'objet d'une analyse de contenu ».
RIM souligne également que ses appareils sont utilisés sans problème par les services de l’OTAN, par le gouvernement britannique, ainsi que par les autorités étasuniennes, australiennes, néo-zélandaises, autrichiennes et canadiennes.