Dans le conflit qui oppose la Russie à l’Estonie, après les manifestations de ces dernières semaines, la guerre se poursuit, mais cette fois-ci… Sur la toile.
Pour resituer le contexte : la Russie et l’Estonie sont en froid depuis un petit moment, suite à la décision de l’Etat Balte de déplacer un monument russe considéré comme un symbole de l’époque soviétique. Après cette annonce, des affrontements avaient eu lieu dans les rues de Tallinn, la capitale estonienne.
Fin des échauffourées. La Russie doit trouver un autre moyen de protester : la cybercriminalité. Ainsi, seulement quelques jours après l’annonce, des pirates russes ont tout d’abord déclenché des barrages électroniques, visant principalement à bloquer les sites gouvernementaux, avec des milliers de connexions simultanées. Mission réussie. Selon l'Asymmetric Threats Contingency Alliance (ATCA), une association composée d'experts internationaux, membres de la Chambre britannique des Lords, du Parlement européen, du Congrès américain ou d'entreprises de la finance, les autorités russes seraient elles-mêmes impliquées dans la cyber-attaque lancée contre l'Estonie.
L’Estonie a donc vraisemblablement répondu à ces attaques, attaquant à son tour des sites dont les premières victimes sont le quotidien Kommersant et la radio des Echos de Moscou.
Le 30 avril, le ministre de la justice estonien affirmait que l’adresse Internet utilisée lors d’une attaque appartiendrait à un membre de l’administration du Président russe, Vladimir Poutine. De plus, d'après l'ATCA, qui affirme détenir des preuves, la Russie aurait loué temporairement les services de propriétaires de botnets, des réseaux de PC zombies, pour accroître le nombre d'ordinateurs impliqués dans l'attaque en déni de service lancée contre l'Estonie. Environ un million d’ordinateurs auraient donc été mis à contribution.