Dans un colloque qui a eu lieu le 29 mai à la Maison de la Chimie à Paris, organisé par l’Adami, 150 professionnels se sont réunis pour réfléchir sur le thème de la conférence : Quelle régulation en réponse à la gratuité sur internet ?
« Internet évolue, le public s'est emparé de nouveaux modes de diffusion et de promotion aux possibilités innombrables. L'accès gratuit aux oeuvres des artistes menace l'avenir économique des filières culturelles, les moyens d'existence des artistes, et donc à terme la diversité culturelle. Comment dans de telles conditions financer la création et rémunérer les artistes ? » commence le site de l’Adami (la société civile pour l'Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes), qui organise le colloque.
Ainsi, l’association s’interroge sur les évolutions de la toile, et les moyens de rémunérer les artistes, partant du principe que tout travail mérite salaire. Jacques Toubon par exemple, actuellement député au Parlement européen et ancien ministre de la Culture, insiste sur l'impérieuse nécessité pour les représentants des ayants droit de trouver des solutions sur le plan européen en dialogue avec les représentants américains face aux industriels de la convergence.
Dans un monde où la musique prend une place de plus en plus grande, et où les productions n’ont jamais été aussi nombreuses, l’Adami cherche diverses possibilités pour répondre à la gratuité et rémunérer les créateurs :
- politiques plus ambitieuses d'information du public et de prévention des accès illégaux,
- émergence de nouvelles formules payantes et stratégies tarifaires,
- rémunérations forfaitaires assises sur les abonnements aux fournisseurs d'accès ou sur la publicité,
- redevance pour copie privée,
- contributions des sites communautaires,
- taxe sur les fournisseurs d'accès à internet pour financer la production