Le leader de la VoIP grand public regroupe ses forces commerciales européennes à Londres.
S’en est fini de Skype Europe continental. Après le départ de Jérôme Archambeaud fin avril, c’est la filiale française de Skype qui ferme ses portes, après l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Scandinavie et la Pologne. Une quarantaine de personnes sont concernées par cette réorganisation, sur les 516 salariés de l’entreprise au niveau mondial.
La société à l’origine du logiciel de téléphonie sur Internet fondée et créée par Niklas Zennström et Janus Friis, a souhaité recentrer ses activités à Londres, et ainsi diminuer ses coûts, qui étaient de 202,8 millions de dollars en 2006, pour un chiffre d’affaires de 192,8 millions.
Le premier trimestre 2007 n’a pas été très glorieux pour Skype, qui a vu la croissance de ses abonnés augmenter de 14,2% à 195,5 millions d’utilisateurs. En somme, la croissance s’essouffle énormément, surtout en volume de communications payantes, resté stable.
La meilleure explication à cette soudaine perte de vitesse de l’entreprise est l’explosion des offres triple-play des FAI, qui proposent un accès à Internet, à la TV numérique et une téléphonie illimitée sur les fixes vers des dizaines de destinations différentes.
Le site d’enchères eBay, qui a racheté Skype en 2005 pour 2,1 milliards de dollars, espère ainsi relancer l’activité et rentabiliser son investissement.