Après TF1, NRJ, M6 et bien d’autres encore, c’est au tour de la Fnac de se lancer dans la téléphonie mobile.
Après avoir passé un accord avec le groupe Orange, qui assurera la prise en charge de la facturation, des services associés et du réseau, le nouvel opérateur devrait être lancé dès le 6 juillet prochain.
La Fnac a annoncé hier les tarifs qui allaient être appliqués et elle a dévoilé les 4 forfaits prévus. Ceux-ci iront de 44 euros mensuels pour 3 heures de communication, à 84 euros pour 8 heures, disponibles éventuellement sur 12 mois, mais sans engagement. L’offre inclut l’appel illimité vers un numéro mobile ou un fixe, les sms, et le téléchargement de chansons, sans que ce soit facturé hors forfait. Les clients auront accès au répertoire musical de la Fnac, et les chansons seront téléchargeables sur les mobiles au prix de 0,99 euro par titre. Le groupe proposera également le bouquet de services spécifiques, liés au métiers de l’enseigne : jeux vidéos, musique, billetterie, informations culturelles…
Cette offre s’adresserait d’abord aux « actifs, urbains, et technophiles âgés de 25 à 55 ans » selon Lionel Jarlan, responsable du projet. Mais la filiale de PPR veut aussi capitaliser sur les 200000 abonnements et cartes prépayées et les 70000 portables vendus dans ses magasins l’an passé.
Le président de la Fnac, Denis Olivennes, a précisé hier que l’offre s’adressait en plus aux 1,8 millions de clients adhérents, qui sont déjà 47% à être inscrits chez Orange.
En laissant la gestion à Orange, les investissements de la Fnac seront ainsi réduits et la prise de risques moindre. Car le groupe a déjà connu un échec au début des années 2000, en signant un contrat avec le fournisseur d’accès Internet Mageos.
L’idée principale de cette action n’est donc pas de faire nécessairement beaucoup plus de volume en terme de vente, mais bien d’élargir le panel des propositions à une clientèle de plus en plus exigeante.
La Fnac vient donc compléter la liste des opérateurs mobiles virtuels (MNVO). Ce sont ces opérateurs qui vendent des minutes de communication sans être propriétaire d’un réseau. Le choix de la Fnac est celui d’une licence de marque, ou accord de co-branding, où les abonnés restent en charge de l’opérateur traditionnel.
Le PDG de la Fnac estime bénéficier de deux atouts, « l’expertise de ses vendeurs et l’étendue de son offre de services dématérialisés ». La filiale de PPR compte sur ses 69 magasins et lancera prochainement un service de vidéos à la demande, et réfléchit à une offre ADSL.