Pas de surprise. La note sur l’échange de données est bien passée auprès des ministres. Pour la quatrième fois de son histoire, la Belgique a approuvé une décision qui va toujours dans le même sens.
Aujourd’hui, les échanges de documents se font le plus souvent sur des logiciels comme Microsoft Office ou Corel WordPerfect Office. C’est pour une uniformisation des formats de documents que la loi est passée. Si l’on veut transférer telle ou telle donnée vers un autre ordinateur, on pousse souvent le receveur du fichier à acquérir le logiciel utilisé par l’envoyeur. Selon les termes de M. Peter Vanvelthoven, ministre de l'Emploi et de l'Informatisation belge « la confection et l'échange de documents bureautiques tels que les documents texte et les feuilles de calcul se basent sur différentes suites bureautiques populaires comme Microsoft Office, Corel WordPerfect Office, Open Office,... Jusqu'à récemment, il n'était pas facile pour les utilisateurs d'un de ces logiciels d'échanger des documents avec les utilisateurs d'un autre logiciel. Mais un travail important de normalisation a été effectué par le secteur ces dernières années. Celui-ci a abouti à la définition d'un nouveau standard »
Le nouveau format ODF (Open Document Format) est donc proposé comme un standard pour l’échange de documents, que ce soient les documents texte, les feuilles de calcul, ou les présentations.
La mise en place du projet sera définitive lorsque la décision de l’ISO (International Standard Organisation) de mettre en place le projet ou non sera validée. Le projet semble en bonne voie pour être accepté : «XML est un standard agréé pour la définition, l'échange et l'interprétation d'information. ODF est un format XML pour suites bureautiques permettant de créer et d'enregistrer des documents. Il s'agit d'un standard ouvert qui est en bonne voie d'être approuvé par l'ISO »
Le gouvernement a déjà prévu une période de transition durant laquelle chaque administration aura le temps de se préparer à ce nouveau mode de fonctionnement. Pour le ministre de l’Emploi, «la définition de la période dépendra de l'étude d'incidence ainsi que de l'existence de plug-ins appropriés pour la lecture du format ODF et l'écriture dans ce format».
L’interopérabilité du projet est donc saluée, surtout par Thierry Stoehr qui a analysé le texte et a souligné que la décision «se rajoute à la saga ODF avec très récemment en Europe le Danemark ou la France avec le RGI. Mais ce dossier sera à suivre, car il ne manquera pas de provoquer des réactions ouvertes ou en coulisses... » Allusion au dossier du Référentiel Général d’Interopérabilité, qui, selon les rumeurs en France, ferait état d’interventions de Microsoft pour ne pas donner la primauté du format ODF.