Le tribunal de première instance de Bruxelles ne rendra pas son verdict avant les vacances de Noël, dans l’affaire qui oppose le géant Google et le groupe de presse belge Copiepresse.
Vendredi dernier, le procès avait repris avec au programme 3 heures d’audience. A l’issue de cette séance, la juge a décidé de reporter le jugement « après les vacances de Noël ». Pour rappel, le groupe d’éditeurs de presse belge avait demandé à Google de supprimer la page d’actualité de son site local, car la firme de Mountain View affichait les premières lignes des articles recensés par son robot de référencement sans autorisation préalable ni rémunération.
Vendredi, les avocats de Google sont passés à l’attaque, prétextant que « l’enjeu aujourd’hui, ce n’est pas les droits d’auteur, mais l’argent ». Une stratégie que Google n’avait pas adoptée auparavant, désignant plus un enjeu financier que moral pour les accusateurs.
De plus, Google a annoncé avoir passé des contrats avec la Sofam (Société Multimédia des Auteurs des Arts Visuels), organisme qui compte 3.700 photographes, et la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias), regroupant 20.000 journalistes. Ces 2 organismes retireront leurs plaintes respectives envers Google. « Grâce à cette entente, nous pouvons désormais utiliser comme bon nous semble le contenu des journalistes et photographes de ces deux associations » ont déclaré les avocats du moteur de recherche numéro 1.
Par ailleurs, Copiepresse avait donné jusqu’au 18 septembre à Google pour enlever les articles sur son site. Selon lui, Google n’aurait pas respecté le délai et Copiepresse réclame donc l’astreinte journalière qui s’élevait à 1 million d’euros par jour de retard.