La fameuse et redoutée loi LOPPSI est examinée à l’Assemblée Nationale à partir de ce mardi 9 février, et jusqu’au jeudi 11. Son volet sur la censure de certains sites web inquiète de plus en plus.
Les débats sont lancés. C’est à compter de ce mardi que les députés examinent la fameuse loi LOPPSI. D’abord présentée comme une mesure visant à lutter contre la cybercriminalité, la loi comporte pourtant d’autres volets qui inquiètent le web, et notamment la Quadrature du Net, qui s’était déjà insurgée contre le projet.
Son argument principal est que la loi nous embarque vers « l’instrumentalisation de la peur et de la protection de l'enfance ». En effet, prenant comme exemple la pédopornographie contre laquelle elle souhaite lutter, LOPPSI instaure le pouvoir de censurer certains sites Internet.
Mais si le gouvernement parle de lutte contre la pédopornographie, le président de la République avait laissé entendre qu’à l’avenir, « d’autres sites » pourraient être bloqués. Et ce sont bien ces derniers qui inquiètent.
La Quadrature est également très critique à l’égard du dispositif technique que souhaite mettre en place le gouvernement pour filtrer le web et estime que « l'étude d'impact fournie par le gouvernement s'avère parfaitement incapable de prouver l'efficacité de ce dispositif ». « Le filtrage des sites ne peut en aucun cas empêcher la diffusion de contenus pédopornographiques et leur commerce » assure encore l’association.
Reste encore des interrogations, comme notamment l’obligation d’avoir recours à la justice pour faire bloquer un site par exemple, qui parait d’ores et déjà indispensable.
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