A la traine avec son moteur de recherche lancé il y a neuf mois, Microsoft estime tout de même pouvoir accaparer, à terme, 30% de parts de marché grâce à l’accord passé avec Yahoo. Ceci rime avec l’objectif actuel : la progression vers la rentabilité.
Neuf mois après son lancement, le moteur de recherche de Microsoft peine encore à convaincre. Crédité de 10,7% des recherches aux Etats-Unis par comScore, il pointe encore loin derrière ses concurrents, Google (65,7%) et Yahoo (17,3%).
Mais la tendance pourrait prochainement s’inverser, après quatre ans de difficultés, au cours desquelles il a perdu cinq milliards de dollars sur ses activités Internet. C’est notamment le partenariat avec Yahoo qui lui laisse de l’espoir. « Dès que nous aurons finalisé et appliqué l'accord avec Yahoo, nous franchirons une étape : aux yeux des annonceurs, nous serons un numéro deux crédible », a déclaré mardi Yusuf Mehdi, VP des activités en ligne grand public de Microsoft, lors d'une interview à Reuters.
Il a confirmé que l’objectif est le gain de parts de marché, qui les fera progresser vers la rentabilité. Les autorités de régulation doivent encore valider le partenariat avec Yahoo, ce qui permettra d’approcher les 30% de parts de marché. « Avec 30%, nous devenons une option crédible, donc ce chiffre est important », précise Yusuf Mehdi.
Marcher sur les plates-bandes de Google
« A terme, nous voulons être un acteur majeur en termes de taille, donc il faudra bien que nous croissions aux dépens de Google à un moment donné », s’exclame Yusuf Mehdi, qui assure que le ROI de la recherche en ligne « devrait plus que compenser la mise que nous avons investie jusqu'à présent ».
En revanche, il souligne qu’il reste encore beaucoup à faire. Et Google dépasse Microsoft « en termes d'effectifs et de capacités, ils ont toujours bien plus d'ingénieurs que nous ».
Yusuf Mehdi s’est refusé à faire des commentaires sur un éventuel partenariat avec AOL, qui utilise aujourd’hui l’outil de Google. Il a toutefois reconnu être en discussion avec tous les partenaires potentiels, et donc avec Apple. Même s’il a refusé de commenter les rumeurs d’installation de Bing comme moteur de recherche par défaut sur l’iPhone.