Dans un communiqué diffusé sur son site, la Quadrature du Net s’étonne de la précipitation à laquelle la loi LOPPSI « donnera l'occasion à Brice Hortefeux d'imposer la censure des contenus sur Internet ».
Plus que sur la loi LOPPSI elle-même, la Quadrature du Net s’insurge contre « l’instrumentalisation de la peur et de la protection de l'enfance » utilisée pour démontrer l’utilité d’une telle loi.
LOPPSI tend à fabriquer une liste noire de sites Internet « qui seront rendus inaccessibles par les fournisseurs d'accès français à leurs clients ». Brice Hortefeux, qui défend la loi, tout comme NKM d’ailleurs, met en avant la protection des « enfants et des citoyens qui tomberaient "par hasard" sur de tels sites ».
Mais un point noir subsiste selon la Quadrature : « l'étude d'impact fournie par le gouvernement s'avère parfaitement incapable de prouver l'efficacité de ce dispositif. (…) Le filtrage des sites ne peut en aucun cas empêcher la diffusion de contenus pédopornographiques et leur commerce ».
Il reste alors une unique solution : prendre le problème à la source et « retirer les contenus à la source, c'est-à-dire des serveurs où ils sont hébergés, et d'arrêter les individus qui les produisent ou les distribuent. Pour cela des dispositifs de coopération internationale existent. Encore faudrait-il avoir la volonté politique et se donner les moyens de les renforcer ! ».
Le danger est donc clair ici, selon la Quadrature. Celui qu’à terme, nous arrivions à une censure du Net sur d’autres types de contenus, jugés répréhensibles par le gouvernement. En somme, une régulation du web par les élites.
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