SFR tente de prendre de l’avance sur les technologies réseaux mobiles, en couplant l’évolution du HSDPA à 14,4 Mbit/s à son réseau fibre optique. Une opération qui lui permet également de préparer le terrain pour l’avenir.
Si l’implémentation d’un réseau HSDPA à 14,4 Mbit/s (contre 7,2 Mbit/s actuellement) n’est pas une nouveauté en Europe, en revanche, coupler un tel réseau au très haut débit de la fibre optique (100 Mbit/s) en liaison PON (Passive Optical Network) est une grande première.
Toutefois pas d’affolement. Le réseau ultra-rapide de demain n’est pas encore prêt à être proposé partout. Une architecture « témoin » a été montée dans le 15ème arrondissement de Paris, et il faudra attendre 2010 pour qu’elle soit déployée sur les zones les plus chargées en trafic : 350 sites en France, soit 66% des sites Parisiens, 50% des sites Marseillais et 50% des sites Lyonnais.
Il est d’ailleurs très probable pour que cette offre soit dans un premier temps destinée aux professionnels. Mais encore une fois, les terminaux adéquats ne sont pas encore disponibles sur le marché, et probablement pas avant 15 à 18 mois dans l’hexagone.
SFR, opérateur intégré
Comme le précise SFR, il est désormais, avec Neuf Cegetel, un opérateur intégré, c'est-à-dire qu’il possède son propre réseau fixe et mobile. Toutefois, il loue encore une partie de son réseau fixe dans les immeubles à l’opérateur historique.
L’objectif du couplage des technologies fixes et mobiles serait donc de s’affranchir du réseau de France Télécom, petit à petit, et bien entendu réaliser des économies. Il s'agit donc de mettre « à disposition le réseau de fibre optique pour collecter tout le trafic mobile », explique à l'AFP Pierre-Alain Allemand, DG réseau chez SFR. Pour le déploiement, l’opérateur s’appuie d’ailleurs sur la plateforme GPON d’Alcatel-Lucent.
En somme, voici un schéma (cliquez pour agrandir) qui vous explique la subtile manœuvre :
En rouge dans l’immeuble, la liaison France Télécom dont s’affranchira SFR.
Notons également que France Télécom aurait décidé de geler ses investissements, suite au désaccord technologique avec l’Arcep, au vu des recommandations dans le déploiement de la fibre optique en France.