Le nouveau texte Hadopi doit être présenté ce mercredi matin au Conseil des ministres par le nouveau ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Celui-ci apporte son lot de surprise, comme une amende en cas de non-sécurisation de sa ligne Internet.
Après un remaniement ministériel agité, le ministre de la Culture n’a pas de temps à perdre et doit attaquer d’emblée le sulfureux dossier Hadopi.
Le nouveau texte doit être présenté ce matin et selon nos confrères de La Tribune, il s’avère beaucoup plus « offensif » que prévu, avec des surprises de taille. Il semble donc que le texte prévoit des amendes de 1.500 euros pour les internautes qui n’auraient pas sécurisé leur ligne Internet après avoir reçu un premier avertissement de l’Hadopi.
Concernant les peines de coupure web pour les abonnés, elles pourront aller jusqu’à 6 mois. Frédéric Mitterrand doit donc se dépatouiller avec un dossier qui devient de plus en plus chaud, et qui ne manquera pas de refaire parler de lui avec cette amende de 1.500 euros.
Christian Paul met en garde Frédéric Mitterrand
Sur son blog, le farouche opposant à l’Hadopi Christian Paul, député PS de la Nièvre, rappelle au nouveau ministre de la Culture qu’ « Hadopi 2 est une provocation, un indécent passage en force, qui entretient une illusion sécuritaire auprès des artistes sans apporter un début de réponse au financement de la création ».
« Le nouveau ministre doit prendre la mesure de la révolution numérique, la saisir comme une chance et ne plus en faire un cauchemar » continue-t-il. Toutefois, il tente d’ouvrir un dialogue et de nouvelles pistes, et impose un choix : « Le ministre doit choisir, au fond, entre la répression des internautes ou la rémunération des artistes. Il lui appartient, avec tous, d’imaginer et de défendre les nouveaux droits d’auteur dans la société numérique ».
Mais si Christian Paul note que le ministre est un « Homme de culture, probablement peu enclin à encourager la surveillance généralisée de l’internet », il est peu probable que les choses se déroulent ainsi.
Il parait plus qu’évident que Nicolas Sarkozy, qui l’a promu à ce poste, lui ait déjà donné les directives sur le chemin de croix du web et le piratage. Comme il l’a réaffirmé lundi à Versailles, « j’irai jusqu’au bout »…