Outre l’utilisation des outils du Web 2.0 comme Twitter pour diffuser leurs informations, les opposants au président « élu » Ahmadinejab se lancent dans des opérations de cyber-attaque contre les sites officiels.
Selon nos confères d’IDG News Service, les sites du Président Mahmoud Ahmadinejab, du guide suprème l’Ayatollah Ali Khameini et des agences d’information iraniennes ont été bloquées hier par des cyber-activistes. Rappelons que ces attaques de type déni de service (DoS) tendent à devenir monnaie courante dans l’arsenal des opposants aux régimes.
Dans le cas présent, les internautes ont été encouragés à utiliser des outils de rafraichissement automatique de pages web, à l’instar de pagereboot.com, afin de provoquer un afflux de requêtes et ainsi faire tomber les sites. En parallèle, plusieurs informaticiens iraniens ont développé leurs propres outils DoS, lesquels ont été promus par Twitter ou des blogs et hébergés par des activistes présents aux USA.
Un consultant sécurité cité par nos confrères précise que 12 sites majeurs ont fait l’objet d’attaques parmi lesquels, le ministère des affaires étrangères, de la justice, de la police, de l’intérieur. En riposte, le site officiel d’information a ajouté un morceau de code dans son site redirigeant l’attaque vers les sites des opposants, précise le consultant Danchev. En conséquence, ces opérations ont provoqué des blocages sur de nombreux sites officiels et anti.
Rappelons que dans les derniers mois de mulitples coupures sont intervenues, notamment à l’encontre de facebook ou encore des sites de la BBC. Le réseau Internet a lui-même été totalement paralysé pendant une courte période. Notons également – et c’est une première – que l’outil de micro-blogging Twitter tend à devenir le principal moyen d’informations, en particulier pour les chaînes de télévision étrangères qui relaient désormais de façon continue les principaux messages.