Menacé d’être poursuivi devant la justice japonaise, Toshiba a finalement cédé et accepté de dédommager l’ancien ingénieur de la marque qui se revendique comme étant l’inventeur de la mémoire Flash.
Lors de son départ en retraite, l’homme, nommé Fujio Masuoka, a touché environ 41.000 euros, insuffisant d’après lui pour défendre l’honneur des ingénieurs japonais.
C’est dans le cadre d’une campagne des ingénieurs japonais pour faire valoir et respecter leur travail que Masuoka poursuit ainsi sans relâche le constructeur nippon. Cette campagne crie à la reconnaissance et appelle aux récompenses pour les ingénieurs, qui sont souvent laissés pour compte. Malgré tout, l’ingénieur a touché 591.000 euros de Toshiba et trouve que « La somme n'est pas si satisfaisante, lorsqu'on la compare à ce que j'avais demandé. Mais c'est un pas en avant » A sa première demande, il réclamait alors 54 millions d’euros, refusés bien sur par Toshiba. Il ne volera donc pas la vedette à son confrère Shuji Nakamura, qui lui, avait obtenu 20 milliards de yens, soit environ 135 millions d’euros pour l’invention de la LED bleue.
Masuoka a quand même joué un rôle clé dans le groupe Toshiba en créant 2 types de mémoire Flash en 1980 et en 1987, qui ont permis à Toshiba d’enregistrer 41 brevets. Ce sont ces puces de mémoire qui sont aujourd'hui utilisées au sein d'un nombre toujours croissant d'engins électroniques.