L'annonce de la spécification de WSDL sous sa forme 2.0 marque la fin du travail du groupe de travail sur WSDL comme vient de nous le préciser Philippe Le Hégaret, responsable du domaine architecture du W3C. Après de longs débats, cette version vise une plus grande interopérabilité et une plus grande précision de la spécification. Son avenir passera par les travaux sur les extensions de cette spécification comme Semantic annotations ou Policy.
"On a mis pas mal de temps pour cette spécification car déjà les intervenants des groupes de travail provenaient d'horizons et avec des idées différentes sur la question" nous indique Philippe Le Hégaret. Il ajoute "Nous voulions aussi être plus précis sur la spécification pour corriger les fautes de la version précédente. Ainsi nous avons eu un large débat pour nous mettre d'accord sur le "pour qui était faite la norme", les utilisateurs ou les développeurs. Ce travail sur la précision a été très loin. Dans la phase de test nous avons choisi de lever les ambigüités même sur les implémentations et sur les comportements lors d'erreur".
Nom utilisateur et mot de passe intégrés
L'autre axe d'amélioration est le support optimisé de SOAP et le support d'HTTP. Philippe Le Hégaret précise : "nous voulions enlever les problèmes d'interopérabilité tout en ajoutant de nouvelles fonctions dans SOAP et HTTP". Un exemple de ce travail est le support dans WSDL 2.0 du nom utilisateur et du mot de passe comme dans HTTP. Il précise : "le travail que nous avons effectué est largement suffisant pour les besoins de base des Web services".
Il ne devrait donc pas y avoir de version 3.0 de la spécification. Le travail devrait se concentrer désormais sur les extensions comme Semantic Annotations et Policy. Des implémentations de référence sont déjà disponibles, l'une par une librairie offerte par IBM dans le projet Apache et une autre par WSO2.